December 9, 2022

L’obésité est bien connue pour causer des problèmes de santé physique, mais peut-elle aussi nuire à votre esprit ? Une étude publiée dans la revue Cortex cérébral montre que l’obésité infantile est liée à une diminution de la matière grise dans le cerveau.

L’obésité infantile peut être un facteur de risque pour de nombreux problèmes tels que les problèmes respiratoires et digestifs, la dépression, la faible estime de soi, l’isolement social, les difficultés de fonctionnement exécutif, etc. Les scintigraphies cérébrales de personnes obèses ont révélé des différences structurelles, telles qu’une épaisseur et un volume corticaux inférieurs.

Dans des recherches antérieures, l’IMC a été associé à un volume de matière grise plus faible, mais seules des études ont été réalisées pour évaluer cette relation de manière transversale entre les participants obèses et non obèses. Cette étude cherche à mieux comprendre cette relation en utilisant une conception longitudinale et en notant les différences de volume des heures supplémentaires.

Pour leur étude, Fukun Jiang et ses collègues ont utilisé 258 enfants obèses et 265 enfants de poids normal pour servir d’échantillon. Ils ont analysé les données de l’étude sur le cerveau et le développement cognitif des adolescents des National Institutes of Health. Les participants ont participé à des examens IRM et ont effectué une mesure sur les fonctions exécutives au départ et deux ans plus tard. Des informations démographiques ont été recueillies auprès de tous les participants et une correspondance de similarité a été effectuée entre le groupe obèse et le groupe de poids normal sur l’âge, le sexe, la race, l’éducation des parents et le revenu du ménage.

Les résultats ont montré que la matière grise a diminué dans le cerveau des participants obèses au cours de la période de deux ans. Ces effets ont été observés dans des zones du cerveau connues pour aider à contrôler les inhibitions, notamment le lobule pariétal inférieur, le gyrus frontal médial supérieur et le gyrus frontal dorsolatéral supérieur en particulier. Le volume de matière grise était positivement associé au succès des tâches de fonctionnement exécutif.

Parmi les participants obèses, la performance des fonctions exécutives, en particulier sur un test de mémoire de séquence d’images, s’est avérée diminuée lors du suivi de 2 ans. L’IMC était corrélé négativement avec les compétences fonctionnelles exécutives, y compris le séquençage d’images et le raisonnement matriciel. Ces résultats suggèrent que la diminution de la matière grise peut altérer la mémoire de travail et la mémoire épisodique, conduisant potentiellement à davantage de comportements de suralimentation, ce qui pourrait perpétuer un cycle dangereux.

Cette étude a franchi des étapes importantes pour obtenir une vue longitudinale de l’effet de l’obésité sur le cerveau. Malgré cela, il y a des limites à noter. L’une de ces limites est que deux ans est un délai d’exécution relativement court pour une étude longitudinale. Les recherches futures devraient continuer à suivre les participants sur de plus longues périodes. De plus, l’ensemble de données utilisé n’avait qu’une analyse de suivi de deux ans pour un nombre relativement restreint de participants. Des recherches futures pourraient élargir l’échantillon et le rendre plus diversifié pour voir si ces effets se généralisent.

L’étude, “L’obésité est associée à une diminution du volume de matière grise chez les enfants : une étude longitudinale”, a été rédigée par Fukun Jiang, Guanya Li, Weibin Ji, Yaqi Zhang, Feifei Wu, Yang Hu, Wenchao Zhang, Peter Manza, Dardo Tomasi, Nora D. Volkow, Xinbo Gao, Gene-Jack Wang et Yi Zhang.

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